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Refonder notre pays sur l’une des ressources naturelles qui l’a vu naître

À la veille des fêtes du 150e anniversaire du Canada, je propose à l’honorable Denis Lebel, député de Roberval-Lac-Saint-Jean et ministre de l'Infrastructure, des Collectivités, des Affaires intergouvernementales et de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec, de refonder le pays sur l’une des ressources naturelles qui l’a vu naître en 1867.

En effet, lors du passage des maires de l’Ontario et du Québec à Ottawa le 27 mai dernier pour faire valoir le point de vue des communautés forestières, j’ai relevé cette démarche comme étant très significative et porteuse d’une promesse d’unification de la vision canadienne sur un point de développement majeur de notre économie nationale.

La forêt boréale canadienne a été de toutes les époques de prospérité de notre pays et elle fait face aujourd’hui, pour une première fois de notre histoire, à une contestation majeure de l’exploitation qui en est faite, mettant ainsi en péril la survie et la pérennité de nombreuses communautés canadiennes. Le ministre Denis Lebel et son gouvernement doivent prendre le leadership de ce dossier car c’est au-delà de 200 000 emplois au pays qui structurent l’économie forestière canadienne, dont 66 000 au Québec pour une contribution nationale au PIB de 26 milliards $. De plus, la loi sur les espèces menacées, qui constitue le principal élément de protestation, est une norme canadienne qui doit s’ajuster à la réalité socioéconomique de nos territoires tout en intégrant les préoccupations écologiques qui, elles aussi, doivent être évolutives.

Enfin, les changements climatiques, la migration des espèces compétitrices, l’omniprésence de l’homme sur le territoire, sont autant de facteurs qui nous obligent, dès maintenant et surtout tous ensemble, à repenser la forêt de demain de façon différente mais créatrice et remplie de défis pour les générations futures.

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