Logo alliance forêt boréale

Faire entendre notre voix et partager nos inquiétudes

C’est accompagné de 18 élus municipaux du Québec, comme représentant de la Fédération québécoise des municipalités, mais aussi comme membre fondateur d’Alliance forêt boréale et particulièrement comme élu d’une région qui vit au rythme de la forêt que je me suis présenté à Ottawa le 28 mai dernier pour faire entendre au gouvernement fédéral la voix des régions forestières.

Plusieurs élus de l'Ontario étaient également présents même s'il est rare, pour ne pas dire exceptionnel, que des maires de deux provinces s’unissent, comme nous l’avons fait, pour s’adresser aux élus de la Chambre des communes, aux gouvernements fédéral et provinciaux, et à la presse nationale sur un enjeu important pour nos communautés situées de part et d’autre de la frontière Québec/Ontario.

Si nous avons fait cette démarche, c’est pour partager à tous notre inquiétude face à l’avenir de notre foresterie. En effet, une campagne de désinformation menée sur les marchés internationaux à l’encontre des produits du bois provenant de la forêt boréale risque d’avoir des impacts importants sur nos municipalités, sur nos communautés et sur nos régions. En répandant des faussetés, cette campagne jette de l’incertitude sur l’avenir de nos milieux et elle nuit à nos efforts de revitalisation et de diversification. Cette campagne doit cesser !

La forêt est une activité qui est au coeur de notre économie. Pas besoin d’être médecin pour dire que quand le coeur cesse de fonctionner, le reste suit. On se devait donc de prendre les grands moyens pour rectifier les faits et faire prendre conscience des impacts de cette campagne de désinformation sur nos municipalités. La question n’est pas de mettre en opposition développement durable et emplois. Nous sommes favorables au développement durable et à l’équilibre entre ses 3 composantes (environnementale, économique, sociale). Nous avons des valeurs environnementales et voulons préserver la ressource pour ceux qui nous suivent et ceux qui les suivront.

Si nous nous sommes rendus à Ottawa, c’est justement parce que nous croyons en la forêt et que nous voulons prendre une place plus grande dans sa gestion. C’est pourquoi nous avons demandé formellement à Greenpeace de cesser sa campagne de désinformation sur la récolte de bois dans la forêt boréale. Ils en ont la responsabilité sociale. Ils ne peuvent, en toute conscience, soutenir de telles faussetés.

De plus, nous avons aussi interpellé les gouvernements afin qu’ils s’investissent dans la promotion de nos pratiques forestières sur la scène internationale. Nous leur avons demandé d’intensifier leurs efforts pour contrer la désinformation actuelle et ainsi nous aider à préserver la vitalité de nos territoires.

Nous continuerons nos efforts pour nous faire entendre et pour défendre la foresterie durable, le droit de récolter et de créer de la richesse en mettant en valeur la forêt boréale.

Commentaires